Bee chic

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Photography: Burt’s Bees & Pink Tartan

Conscientiser les gens à l’importance des abeilles pour l’écosystème et freiner la menace que fait peser sur l’agriculture leur disparition. Voilà les objectifs visés par les marques Pink Tartan et Burt’s Bees qui ont uni leur force et créer le t-shirt Bee chic afin de restreindre la disparition des pollinisateurs.

Offert en édition limitée depuis mai 2016, le t-shirt est vendu au magasin Pink Tartan de Holt Renfrew à 49 $. Chaque Bee chic t-shirt vient avec deux bâtons de rouge à lèvres Burt‘s Bees 100 % naturel aux nuances printanières (Iced Iris et Tulip Tide). Les fonds amassés permettront à Burt’s Bees et l’organisme Wildlife Preservation Canada de planter des milliers de fleurs sauvages afin de contribuer à nourrir les abeilles.

Rappelons que l’usage de pesticides, plus particulièrement des néonicotinoïdes, cause la disparition des abeilles. D’autres facteurs, tels que la perte d’habitat, le parasite Varroa destructor et les monocultures, aggravent la situation. À ce jour, il manque dans plusieurs régions du globe plus de la moitié des abeilles nécessaires au maintien des rendements agricoles.

Selon le Dr Pascal Dubreuil, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, l’intensification des monocultures est un sérieux problème, puisqu’elle entraîne la malnutrition des abeilles. « Si vous mangez des bananes 365 jours par année, vous allez survivre, mais je ne sais pas quel sera alors votre état de santé ! C’est la même chose pour une abeille qui ne peut butiner que des fleurs de bleuets », cite en exemple le Dr Dubreuil.

Pour contrer la malnutrition, les apiculteurs donnent des suppléments de pollen à leurs colonies. Une solution commune de nos jours est de louer des ruches itinérantes au moment de la floraison. C’est notamment le cas en Californie, où chaque année sont acheminées par camions près de deux millions de ruches pour la fécondation des amandiers. Au Québec, les apiculteurs sont de plus en plus nombreux à déplacer leurs ruches pour aider à la pollinisation. « Mon frère est apiculteur, mentionne le Dr Dubreuil. Son argent, il le gagne à présent en louant ses ruches plus qu’en vendant son miel. »

L’initiative environnementale de Pink Tartan et Burt’s Bees a donc du bon, mais ne règlera pas entièrement le problème. Elle mérite néanmoins d’être soulignée.

Pour plus d’informations sur le sujet, lire l’article « Les abeilles domestiques disparaîtront-elles ? » que j’ai écrit et publié dans le journal Forum en mai 2015.

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Depuis une trentaine d’années, l’acarien Varroa destructor, un parasite de l’abeille Apis mellifera, sème la mort dans les ruches partout sur la planète. Illustration: Benoît Gougeon

 

Raise awareness about the importance of bees to the ecosystem and curb the threat on agriculture disappearance. These are the objectives of the brand Pink Tartan and Burt’s Bees that have joined forces and created the t-shirt Bee chic to restrict the disappearance of pollinators.

Available in limited edition since May 2016, the t-shirt is sold at the Pink Tartan store in Holt Renfrew for $ 49. Each Bee chic t-shirt comes with two Burt’s Bees 100% natural lipsticks in spring shades (Iced Iris and Tulip Tide). The funds raised will enable Burt’s Bees and Wildlife Preservation Canada to plant thousands of wild flowers to support bee health and sustainability.

The use of pesticides, especially neonicotinoids, cause the disappearance of bees. Other factors, such as habitat loss, the parasite Varroa destructor and monocultures increase the problem. To date, in many parts of the world, more than half of the bees needed to sustain crop yields are lacking.

According to Dr. Pascal Dubreuil, a professor at the Faculty of Veterinary Medicine, University of Montreal, increases in monoculture is a serious problem. It can cause malnutrition bees. ” If you eat bananas 365 days a year, you will survive, but I do not know what will be your condition! It’s the same for a bee that can only forage blueberry flowers ” says Dr. Dubreuil.

To combat malnutrition, beekeepers give pollen supplements to their colonies. A common solution today is to hire itinerant hives at the time of flowering. This is particularly the case in California where each year nearly two million hives for almond tree fertilization are transported by trucks. In Quebec, beekeepers are increasingly likely to move their hives to help pollinate. ” My brother is a beekeeper says Dr. Dubreuil. His revenue now mainly derived from renting his hives rather than selling his honey. ”

The environmental initiative of Pink Tartan and Burt’s Bees therefore is good, but does not fully solve the problem. It is nevertheless noteworthy.

For those who can read French and want more information, here’s an article on the subject that I wrote and published in the journal Forum in May 2015.

 

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