Style: Elena Botchorichvili

– Pour la version en français, voir au bas de la page.

14102743_593712810810784_164057504880933566_n
Elena Botchorichvili Photo by New York artist Eteri Chkadua

The writer Elena Botchorichvili has a unique and distinct style marked with humour and fantasy. She writes in a concise and witty manners. Her fashion style reflects the same creativity. 3C Style met with the author who doesn’t hesitate to transform the clothes she buys.

3C Style: What’s your favorite accessory or piece of clothing?

Elena B.: Shoes, of course! I think shoes «do everything». You can cheat on clothes, buy old accessories like strange and old handbags to make your look different, but shoes, oh, my God, shoes! They are the center piece. I find that almost all the shoes from big designers are very comfortable, besides being beautiful, so it’s worth investing. It is like investing in your health. I wear Todd’s, Miu Miu, Prada, Gucci. They all serve for many years.

3C Style: What do you wear when you write?

Elena B.: Pajamas! Writing might be only profession where you have to get the pajamas to go to the office. If I start dressing on, the day of work is lost.

3C Style: Who are the designers you love most?

Elena B.: I love Prada, but not every year, sometimes her collection is «not talking to me». I never wore Chanel, but this is mainly because it is «not talking to my budget», but I love to watch it.

3C Style: In term of clothing, would you say you are more an «editor» or a «collector»?

Elena B.: I am both. I buy only clothes that I really love so I don’t end up with clothes that I don’t wear, but I keep my clothes for many years. I was born in the Soviet union (that’s why I am always writing about it), to be in fashion it was kind of being a dissident, you had to think more about Communist Party, dear Lenine, glorious future, where we all would be equal (and poor). All my friends were dissidents in these terms, we strived to be beautiful. Rare was the Soviet girl who did not know how to knit, or sew or put a bow on a shoe. It stayed with me. Today, I «correct» even big designers! First I take off all the labels (not to offend them) and then I fix their product to my taste. I can even sew a fur coat and I do wear them a lot. My coats are never new and never younger than half a century, but they are so warm and feminine! And yes, I happen to buy clothes «just in case», the fear of returning to the grey USSR still lives with me.

_________________________________________________________________

 

L’écrivaine Elena Botchorichvili a un style d’écriture unique, concis, plein d’esprit et marqué d’humour et de fantaisie. Son style vestimentaire reflète la même créativité. 3C style a rencontré cette auteure qui n’hésite pas à transformer les vêtements qu’elle achète.

3C Style: Quel est votre accessoire ou vêtement préféré ?

Elena B.: Les chaussures, bien sûr! Je pense que les chaussures font «toute la différence» dans un ensemble. Vous pouvez tricher sur les vêtements, acheter de vieux accessoires comme des sacs à main étranges et anciens pour créer un look différent, mais les chaussures, oh, mon Dieu, les chaussures! Elles sont la pièce centrale. Je trouve que presque toutes les chaussures des grands designers sont très confortables, en plus d’être belles, et elles valent la peine d’investir. C’est comme investir dans votre santé. Je porte essentiellement des Todds, Miu Miu, Prada et Gucci. Mon investissement dure pour de nombreuses années.

3C Style: Qu’est-ce que vous portez quand vous écrivez ?

Elena B.: Des pyjamas! Être écrivain est sans doute la seule profession qui permet de porter un pyjama pour travailler. Si je m’habille le matin, la journée de travail est perdue.

3C Style: Quels sont les designers que vous aimez le plus ?

Elena B.: J’aime Prada, mais pas tous les ans, parfois ses collections «ne me parlent pas». Je n’ai jamais porté de Chanel, mais c’est surtout parce que ça «ne parle pas à mon budget», mais j’aimerais bien que cela arrive un jour.

3C Style: En terme de vêtements, diriez-vous que vous êtes plus une «éditrice» ou une «collectionneuse» ?

Elena B.: Je suis les deux à la fois. J’achète seulement des vêtements que j’aime vraiment afin de ne pas me retrouver avec des pièces que je ne porte pas, mais je garde mes vêtements pendant de nombreuses années. Je suis née en Union Soviétique (ce qui explique pourquoi j’écrie toujours sur ce sujet), où il fallait être dissident pour être à la mode, car il fallait penser davantage au Parti communiste, à ce cher Lenine, et à l’avenir glorieux, où nous serions tous égaux (et pauvres). Toutes mes amies étaient dissidentes en ce sens que nous nous efforcions d’être belles. Dans ce temps, rares étaient les filles soviétiques qui ne savaient pas comment tricoter, coudre ou mettre une boucle sur une chaussure. Ce côté artisanal est resté en moi. Aujourd’hui, je «corrige» au besoin les vêtements des designers, même les grands! Tout d’abord, j’enlève toutes les étiquettes (pour ne pas les offenser), puis je transforme leur produit à mon goût. Je peux même coudre un manteau de fourrure, un type de vêtement que j’affectionne et porte beaucoup. Mes manteaux ne sont jamais neufs et jamais âgés de moins d’un demi-siècle, mais ils sont chauds et très féminins! Et oui, j’achète à l’occasion des vêtements «juste au cas où», la peur de me retrouver à l’époque grise de l’URSS vit toujours avec moi.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: